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7/6 L'enfant étourdi et distrait PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Maurice TIECHE   

Les étourdis et les distraits sont légion. Cependant, l'étourderie, la distraction et la dissipation peuvent se corriger au cours de l'enfance en vue d'assurer l'équilibre de toutes les années qui suivront.

L'étourderie  n'est pas un cas particulier et superficiel de la distraction, une propension à l'acte irréfléchi et imprudent. Elle constitue le signe distinctif des enfants instables, plus nombreux chaque jour, à mesure que se multiplient les occasions de voir, d'entendre et de sentir des nouveautés qui compromettent le calme et la stabilité des pensées et des sentiments. Il faut une haute dose de concentration volontaire, d'ambition précise et d'activité bien centrée sur son objet pour échapper à la mobilité, devenue, par la force des choses, la caractéristique de notre génération.

La distraction est plus difficile à définir. Étymologiquement, le distrait est un être arraché à lui-même. Mais cet arrachement peut provenir de deux facteurs différents. Il existe, en effet, une distraction par manque d'attention, diffusion de l'esprit, éparpillement de la pensée. Il en est une autre, au contraire, qui résulte d'une telle concentration de la pensée que celui qui s'y livre ne peut plus tenir compte des renseignements sensoriels secondaires qui lui parviennent et qui, pourtant, lui seraient de toute utilité.

Il y a même une troisième forme de distraction, provenant elle aussi d'une concentration psychique intense, mais se portant sur des objets irréels, chimériques ; ce sont les distractions qui caractérisent les "rêveurs-éveillés".

Causes profondes de la distraction

Nous ne pouvons pas épuiser la liste des causes diverses de la distraction. Mais puisqu'il s'agit avant tout de la distraction scolaire, remarquons ceci : lorsqu'un maître d'école ou un professeur de lycée s'informe de la vie familiale d'un enfant dont la distraction lui donne quelque souci, il n'est pas rare qu'il apprenne la mésentente ou le divorce des parents. L'atmosphère familiale triste ou orageuse retentit énormément sur tout le comportement de l'enfant et affecte en particulier son attention aux travaux scolaires.

Dans un cas de ce genre, il faut absolument que les parents comprennent que le dégoût de l'étude, la négligence à l'égard du travail proviennent du refus délibéré d'un effort continu ou d'une révolte ouverte contre la tâche imposée. De tels enfants n'ont pas décidé d'être distraits. Il le sont simplement parce que le ressort affectif normal qui les pousse à l'effort intellectuel est détendu.

Les conflits sentimentaux de tous ordres constituent un frein très puissant de l'attention, car, chez l'enfant surtout, le jugement n'est pas assez développé pour donner à chaque événement son importance réelle. Cependant, tous les enfants distraits ne sont pas moralement malheureux. D'autres causes peuvent déterminer ce manque de discipline mentale si préjudiciable aux jeunes qui étudient. L'enfant distrait est celui dont l'attention est attirée dans plusieurs directions différentes. Ne pouvant faire face simultanément à chacun de ces attraits, il choisit provisoirement le plus facile, le plus agréable. Qu'il soit taxé de rêveur, d'étourdi, de dissipé, il peut être profondément attentif à ce qui se passe en dehors de ce qu'il doit faire, en sorte que sa distraction n'est en réalité que le résultat d'un nombre trop grand de sujets d'attention. Ce peut être aussi une concentration de l'attention mais ailleurs, très loin, là où elle ne devrait pas se porter.

Un tel enfant trouve le long de la route qui lui est indiquée un chemin de traverse qui lui plaît davantage et il s'y engage. L'habitude de ce genre d'escapades une fois contractée, il sera bien difficile de pouvoir compter sur la stabilité mentale de cet enfant. Ce sont alors les mauvais carnets de notes, les échecs aux examens, les carrières compromises.

En face de la tâche scolaire, telle qu'elle se présente, en général, il arrive fréquemment que l'enfant prenne l'étude en dégoût et ceci pour plusieurs raisons. Très souvent il a l'impression qu'on lui demande un effort qui dépasse se possibilités et en cela, hélas ! il n'a pas toujours tort. Les parents et les maîtres ont négligé de le préparer à l'effort mental. C'est pourquoi tant d'enfants sont convaincus d'être incapables de suivre normalement leur classe, impression qui, à force d'être signalée par les maîtres et ressentie par l'enfant lui-même, finit par devenir définitive.

Comment soutenir l'attention

La sévérité, les punitions, les sévices n'arrangeront rien dans de tels cas. Il faut, au contraire, connaître et appliquer les règles qui soutiennent l'attention. Il y a d'abord l'intérêt. Il est impossible à un être humain de s'intéresser à tout. Nous avons nos idées, nos goûts, notre formation, nos tendances, etc. De plus, sauf exception, nous avons horreur de l'effort mental. C'est la raison pour laquelle un orateur s'efforce d'introduire dans sa conférence des anecdotes, des faits concrets ; c'est aussi pourquoi les chroniques, les articles de journaux ont d'autant plus de succès qu'ils sollicitent moins l'application de l'esprit. L'enfant n'échappe pas à cette règle. Encore étranger aux subtilités de l'art de vouloir, il ne porte spontanément son attention que sur ce qui lui plaît.

Un autre stimulant de l'attention est le sentiment. On peut dire qu'en réalité on n'est attentif qu'à ce qui touche sentimentalement. La plupart des enfants se donnent avec ardeur à une étude dirigée par un maître qui leur inspire de la sympathie ; il s'en dégoûtent bien vite si le maître est maussade ou antipathique. De même, l'enfant qui s'aperçoit qu'on n'apprécie pas son travail au prix où il l'estime lui-même, celui qui n'est pas soutenu dans ses premiers efforts ou ses premières difficultés au moment d'aborder une discipline intellectuelle nouvelle, celui qui constate son infériorité constante dans certaines branches par rapport à ses camarades, celui qui est ou a été victime d'une injustice apparente ou réelle ou qui a l'impression qu'on lui demande une effort dépassant ses possibilités, abandonnent leur courage et perdent pied. Dans toutes ces conditions, en effet, le contact affectif est rompu et l'attention ne peut plus se fixer.

L'enfant n'aime pas qu'on le guide avec énergie. Il ne se soustrait pas à une discipline sévère, pourvu qu'elle reste aimable et compréhensive. C'est ce qui fait dire au docteur Allendy dans son bel ouvrage "L'Enfance méconnue" : "Il n'y a pas de volonté qui tienne pour remplacer l'amour."

Enfin, quelques exercices pratiques de concentration pourront avoir d'heureux effets. Je ne saurais dire trop de bien de ceux que préconisait le regretté docteur Vittoz. En voici trois, à titre d'exemple, qui ont déjà rendu sous mes yeux de réels services.

Si vous avez un métronome, faites-le marcher à soixante à la minute et priez le sujet d'en suivre le tic-tac, dix ou quinze fois au début, puis davantage progressivement. Arrêtez alors l'instrument et demandez à l'enfant de continuer à y penser comme si le métronome fonctionnait encore.

Un autre exercice consiste à faire dessiner en l'air, du bout du doigt, une courbe quelconque, de préférence un 8, ou mieux encore le signe de l'infini, c'est-à-dire un 8 très long et placé horizontalement. Après une ou deux minutes, stopper tout mouvement extérieur, mais continuer à se le représenter mentalement.

Troisième exercice : faire toucher un objet pendant une minute, puis retire la main et garder pendant l'autre minute l'impression mentale du contact.

Ces trois exercices n'ont l'air de rien mais ils imposent un contrôle cérébral, portant le premier sur l'ouïe, le second sur la vue, le troisième sur le toucher, et favorisent, plus qu'on ne pourrait le croire, la concentration de la pensée en habituant le sujet à ne rien faire machinalement mais à se mettre tout entier dans ce qu'il fait.

Tout ceci, accompagné d'une discipline ferme, empreinte de bienveillance, de calme et de patience, permettra aux éducateurs de préparer l'enfant aux exigences de la vie sociale.
 

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